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 WELCOME TO THE HELL ft Eliot Di Castiglione

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MessageSujet: WELCOME TO THE HELL ft Eliot Di Castiglione    Mar 5 Juin - 10:51


Bienvenue en enfer
Ezechiele avait pris les devants. Ça faisait maintenant trois mois qu'il avait envoyé toutes ses demandes de stage. À Miami ou à l'autre bout du pays, il avait tenté le tout pour le tout. À vrai dire, peu lui importait l'endroit tant qu'il s'agissait d'un lieu qu'il avait demandé et qu'il voulait. Dans l'ensemble, il n'y avait aucune demande qu'il avait faite par dépit, ou par élimination. Sans vouloir paraître prétentieux, devant son miroir, Ezechiele se disait que dans tous les cas, il avait la capacité d'être pris partout, sans exception. En effet, jamais il n'avait cessé de travailler d'arrache-pied pour obtenir le meilleur niveau possible et bien qu'il n'en état pas à son apogée, il était bien loin d'être mauvais. Son problème était qu'il voulait toujours en faire plus.

La cravate correctement ajustée, la chemise parfaitement rentrée dans son pantalon et ces mocassins aux pieds, il était temps d'y aller. Ezechiele avait fait en sorte d'avoir tout le temps requis pour se préparer. Il avait ce truc commun à tous les Phi Delta Phi et parfois un peu malgré eux : il fallait toujours qu'il soit impeccable. De la mèche jusqu'à la pointe des chaussures, rien ne devait dépasser. C'était sans compter sur la dose de parfum agréable pour charmer ces dames. Ezechiele ne l'avait pas oublié. Il savait tout le pouvoir de son physique et n'hésitait pas à s'en servir parfois quand il le pensait nécessaire. Aujourd'hui, il s'était dit que peut-être, il en aurait besoin, que peut-être, s'il s'agissait d'une femme, il aurait une arme en plus pour faire bonne impression. C'était tout ce qui comptait de faire bonne impression parce qu'aujourd'hui, il rencontrait son tuteur de stage.

Malgré toutes les réponses positives qu'il avait reçu, Ezechiele avait fait le choix de la proximité. Après avoir bien réfléchi, il valait mieux rester proche du campus et donc de sa confrérie. Sa présidence était un statut qui lui tenait à cœur et il ne supportait pas l’idée de laisser champ libre à un petit nouveau ou un ancien à mauvaise influence, parce que oui, il y en avait. Et c'était de tous dans le clan, qui l'inquiétait le plus. Certes, ils n'étaient pas chez les Xi Sigma, mais les cas de rébellion n'étaient jamais à exclure et il valait mieux s'en prévenir. C'était pour cette raison que le jeune homme n'hésitait jamais à se montrer ferme et à imposer son autorité, même s'il préférait une atmosphère décontractée et agréable.

Au pied du grand bâtiment, l'italien leva la tête vers son sommet tout en retirant ses lunettes. C'était vraiment un très haut gratte-ciel, qui semblait parfois chatouiller le ciel. Il n'abritait certainement pas que la maison d'édition dans laquelle il allait évoluer ces quatre prochains mois. Cela aurait été impossible. Il y avait bien trop de place pour une seule entreprise. Ezechiele appréciait l'endroit. Le quartier des affaires concordait parfaitement avec son style. Il ressemblait à un vrai journaliste avec son sac à bandoulière sur l'épaule. C'était véritablement à s'y méprendre. Ni une, ni deux, il fit son entrée.

L’intérieur était un peu comme l’extérieur, classe, luxueux et c’était assez plaisant. Il y avait une odeur agréable qui parfumait le hall. En passant en revu l’accueil, Ezechiele se repéra grâce à un panneau qui indiquait l’étage de son lieu de stage. Dans l’ascenseur, le jeune homme se sentit petit pour la première fois depuis longtemps. L’espace était immense, ce qui était logique, pour un endroit de la sorte. Avec tous les employés qui allaient et venaient, il n’y avait pas de place pour l’attente. Le temps, c’est de l’argent.

Quand les portes de l’habitacle s’ouvrirent, il tomba sur une jeune secrétaire assez jolie, mais à l’aspect peu sympathique.

« Bonjour, je suis Ezechiele C. Madriani. Je suis le nouveau stagiaire. J’ai rendez-vous. »

La demoiselle posa les yeux sur lui et esquissa un léger sourire, contre toute attente. À croire que son charme faisait effet.

« Bien sûr, Monsieur Madriani. Bienvenue chez Harpercollins. Veuillez me suivre, s'il vous plait.
- Mais avec plaisir, mademoiselle. »

À la suite de la jolie blonde, Ezechiele ne put retenir son regard et le laissa trainer sur le bas du dos de cette jolie secrétaire. C'était qu'elle était bien fournie, en plus de tout. Un sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme.

« Vous pouvez vous installer ici. Quelqu'un viendra rapidement. J'ai déjà informé de votre arrivée. »

En signe de remerciement, Ezechiele hocha la tête et se glissa dans une salle dont les parois de verre permettaient une vue sur le reste de l'étage. Il n'avait plus qu'à attendre, en se mettant à l'aise, évidemment.
Au fond de lui, il espérait vraiment qu'il s'agirait d'une femme. Et une belle femme, si possible.

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MessageSujet: Re: WELCOME TO THE HELL ft Eliot Di Castiglione    Mer 6 Juin - 20:12


Hell

Pour quelqu'un qui n'a jamais travaillé derrière un bureau à des horaires fixes, je cumule deux jobs en ce moment. Parfois c'est même presque 3 si on compte les heures que je ne passe pas à écrire, ou à la fac mais plutôt dans la maison d'édition; Vous me direz, l'avantage de bosser pour HarperCollins c'est qu'ils ont des antennes partout mêle à Miami. Plus besoin d'être à New York en permanence. De toute façon cette fois je ne leur ai pas laissé le choix sur mon emploi du temps. Pourquoi je ne l'ai pas fait plutôt ? C'est franchement pas une discutions que j'ai envie d'avoir. même pas avec moi même. Avec personne. Je n'aime pas avoir à me justifier. En fait, personne ne me l'a jamais demandé... Je dois avoir mauvaise conscience.

En tout cas la maison d'édition à trouver une façon de mettre à profit mon nouveau job de prof. Prendre un stagiaire en observation pour le travail fait en maison d'édition, en temps qu'écrivain aussi. Peut être trouver le talent de demain... nous avons eu beaucoup de candidatures, et c'est moi qui ai eu la chance de prendre la décision finale. Qui est ce que j'ai choisi ? Celui qui pour moi avait le plus de potentiel. Cet étudiant là C'est Ezechiele Madriani, président des PDP (pour ce que ça vaut), et rédacteur en chef (et unique membre) du journal de la fac. En plus j'ai pu déjà voir son travail, je sais ce qu'il vaut. J'ai déjà moins d'informations sur la personne. Ca reste encore à déterminer mais on peut difficilement faire autant d'activités en étant un feignant... Ou c'est peut être un bourreau de travail. Allez savoir.

Aujourd'hui c'est le jour où je vais annoncé à notre heureux élu que c'est moi qui vais l'encadrer, en plus de lui faire un plan détaillé de ce que seront les différents projets sur lesquels il va travailler.
Alors que je suis dans l'open space des "écrivains", je reçois un appel de la secrétaire. Après l'avoir remercié je raccroche attrape mon PC portable, et un cahier. Les couloirs se suivent seulement dérangés par mes pas, il n'y a pas grand monde en ce moment, en même temps nous ne sommes pas dans l'antenne principale, et puis il y a beaucoup de salon au printemps, avant une grande pause jusqu'à la rentrée littéraire en octobre. J'ouvre la porte et tombe sur l'étudiant assis. "Bonjour Ezechiele, je suis Eliot Di Castiglione. " Je ne sais pas vraiment pourquoi je me représente je pense qu'il doit savoir qui je suis, on s'est croisé plusieurs fois à la fac, peut être même a t'il suivi un de mes cours ... ? J'ai du mal à encore à m'habituer à la fac ne soyez pas trop dur avec moi. "C'est moi qui vais encadrer ton stage ici. " Je lui tends la main avant de m'asseoir à la table à mon tour. J'agis un peu comme un robot. Je ne suis pas à l'aise dans le rôle qu'on veut me faire jouer. Prof est déjà bien assez difficile comme ça non ? "On va faire un tour des locaux... Je vais t'expliquer ce que je fais, ce que toi tu vas faire ..." Je marque une pause. "Tu as des questions jusque là ?"
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MessageSujet: Re: WELCOME TO THE HELL ft Eliot Di Castiglione    Jeu 7 Juin - 17:01


Bienvenue en enfer
On ne pouvait pas dire qu'Ezechiele était stressé. L'angoisse et la panique n'étaient pas vraiment dans sa nature et ne faisaient pas partit de son quotidien. En revanche, ce jour-là, le jeune homme se sentait sous pression. Disons qu'il avait tout misé sur ce stage. Après avoir refusé toutes les autres propositions, qu'elles soient à New York ou à Los Angeles, il n'avait pas le droit à l'erreur concernant l'option qu'il avait choisie. Il fallait vraiment que ça marche, et ce, tout au long de la durée du stage, c'est-à-dire de mai à août. C'était une expérience qui pèserait lourd dans son dossier, sur son CV et qui ne pourrait que lui être bénéfique. La HarperCollins était une importante maison d'édition qui faisait dans tous les styles. Ezechiele avait beaucoup de leurs livres chez lui et il n'avait pas manqué d'éloges dans sa lettre de motivation. Il savait y faire.

Assis dans cette grande salle lumineuse, le jeune homme avait pris les devants pendant le temps qu'il était seul. La jolie secrétaire n'était pas restée bien longtemps au grand malheur de notre Italien et dans sa déception, il avait sorti son carnet et son stylo pour prendre des notes. Ezechiele était un type traditionnel et il avait cet amour de l'encre et du papier. Il n'y avait rien de plus beau que l'écriture manuscrite, mais il savait bien que ça n'était plus vraiment dans l'air du temps. C'était donc pour ça qu'il se baladait toujours avec l'un et l'autre : son bloc-note et son ordinateur portable. Le Macbook faisait professionnel, le papier faisait original. Il ne pouvait que marquer des points. D'ailleurs, la cravate et la chemise étaient-elles vraiment adaptées ? Dans le doute, Ezechiele desserra le nœud et remonta ses manches pour un style plus décontracté. La main dans les cheveux et c'était parfait.

Quand la porte s'ouvrit et qu'Ezechiele fit tourner le fauteuil sur lequel il était assis, son élan perdit de son enthousiasme, et ce, pour plusieurs raisons. De un, la personne qui se présentait face à lui n'avait absolument rien d'une femme sexy, et élégante puisqu'il s'agissait en fait d'un homme. Et de deux, parce que ce n'était autre que ce profiteur d'Eliot Di Castiglione. Est-ce qu'ils se connaissaient ? Non, pas vraiment ou du moins, pas officiellement. Ezechiele avait beaucoup entendu parler de ce prodige de l'écriture qui avait fait fortune avec son premier livre alors qu'il n'avait que 18 ans. Il avait ensuite beaucoup entendu parler de lui dans sa fac puisque ce type sorti de nul part et sans diplôme occupait un poste d'enseignant. En vérité, le jeune Italien n'était pas du genre à développer de l'animosité gratuite, mais, lui qui avait toujours tout fait pour ne pas profiter de l'argent de sa famille, se retrouver face à un type sans compétence qui profitait de sa notoriété, ça avait tendance à l'agacer.

La poignée de main avait été plutôt ferme malgré lui. Le problème d'Ezechiele, c'était qu'il avait parfois du mal à cacher ce qu'il pensait et si cette fois, on ne lisait pas véritablement la déception sur son visage, sa force exprimait son manque de satisfaction. Réaction nerveuse, dirions nous. Pourtant, il n'en fit rien de plus. Il s'installa de nouveau confortablement tout en observant celui qui serait son "maître de stage". Intérieurement, il blêmit. Est-ce que cela signifiait vraiment qu'il allait devoir se le coltiner pendant toute la durée de son stage ? Est-ce qu'il allait vraiment avoir des comptes à rendre à ce type qui n'avait pas la moitié des qualifications que lui-même avait ? Non, pas possible.

« Oh donc, c'est toi le tuteur... Je vois. Par contre, oui, en effet, j'aurais quelques questions avant qu'on aille faire le tour des locaux. Je peux prendre des notes, ça te dérange pas ? Tu dois sûrement savoir, mais je tiens le journal du campus et je suis sûr que les lecteurs seraient ravis d'avoir un petit résumé de ma visite ici, du coup. »

Ezechiele ouvrit avec hâte son bloc-note et gribouilla rapidement "interview improvisée".

« Je connais ton parcours et je suis... honoré que tu t'occupes de moi, mais... tu ne te sens pas un peu mal placé pour encadrer des stagiaires ou même plus largement des étudiants ? Parce que, de ce que je sais, tu n'as pas vraiment de compétences ni même de diplôme n'est-ce pas ? »

Le jeune homme savait qu'il faisait un faux pas, qu'il ne devrait sûrement pas agir de la sorte, mais au fond, n'avait-il pas raison. L'individu face à lui avait l'air plus mal à l'aise qu'autre chose, assis là, dans un bureau bien trop grand pour son véritable statut. Ezechiele n'était pas jaloux, il était simplement perturbé. Pour lui, le monde entier devait lui ressembler, essayer d'obtenir les choses par lui-même sans jamais profiter. C'était ce qu'il faisait depuis toujours et il ne comptait pas changer cela un jour. Heureusement, son sourire, qu'il savait rendre bienveillant, était venu appuyer sa question, histoire de faire passer la pilule.

« Ce que je veux dire, c'est que, ça doit être difficile pour toi d'endosser un rôle pour lequel tu n'es pas formé, non ? »

Un petit air de compassion sur les traits et hop, le tour était joué. Il suffisait d'avoir l'air de comprendre pour que les choses aillent dans son sens.

« Je suis désolé ! Je ne m'attendais pas à tomber sur toi. J'espérais une jolie fille, à vrai dire. Je devrais peut-être prendre rendez-vous ou quelque chose comme ça, si je veux une interview pour le Miami Student. Enfin, si dans ton emploi du temps chargé, tu as un créneau, évidemment ! »

En y pensant, il avait la même capacité que sa soeur. Celle de jouer un double jeu. Celle d'avoir l'air sympathique alors qu'en fait, il n'avait qu'une envie, se tirer de là. Finalement, elle n'était pas si inutile, cette gamine. À force de la voir faire quand ils étaient petits, il avait fini par apprendre quelques leçons qu'il n'aurait jamais pensé lui servir un jour.



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MessageSujet: Re: WELCOME TO THE HELL ft Eliot Di Castiglione    Sam 9 Juin - 11:02


Hell

Il y a des gens, quand on les rencontre pour la première fois on a une bonne impression. Parfois, c'est le contraire. Je doute rarement de mon aptitude à cerner les gens. L'avantage quand on a passé comme moi plus de temps la tête dans les livre, c'est qu'on a pu rencontrer tous les types de caractère. Du fait, on peut savoir à quoi s'attendre après quelques mots échangés, une poignée de main, un coup d'oeil. En plus la plupart du temps je me tais et j'attends que les gens s'expriment. Ca marche bien. Moi j'ai pas besoin de montrer à quel point je suis mal à l'aise à haute voix, et eux ils déballent tout sans concession. Est ce que je suis calculateur ? Non ça ne me ressemble pas. Par contre j'ai été obligé d'apprendre un minimum de chose, parce qu'en 5 ans je suis tombé plus d'une fois dans le panneau. ¨Maintenant j'ai une espèce de "routine" que j'utilise avec tous les gens dont je veux me débarasser.

Je ne savais pas avant de le voir, dans quelle catégorie allait se placer Ezechiele Madriani. A vrai dire je le connais de réputation pour le journal, d'ailleurs je pensais mettre mon nez dedans puisque c'est son projet, on aurait pu travailler sur un projet pour le stage. Ca aurait une bonne mise en application.
Hélas pour lui... Je doute que tout cela nous mène quelque part. Il n'y a qu'à voir la poignée de main qu'il m'a rendue. Franchement, à quoi ça sert d'essayer de me la broyer ? Le malaise que j'éprouve se fait petit à petit la malle pour laisser place à une froide déception. Là il n'y a plus de relation prof/élève qui tienne, je vois juste un petit con entrain d'essayer de me la jouer à l'envers. Tout comme un de ces journalistes qui pensent m'amadouer pour m'achever en beauté. Il est tombé sur la mauvaise personne.

Alors je l'écoute déblatérer. Parce que c'est franchement ce qu'il fait non ? Il déblatère, on serait au théâtre, ça serait parfait. Un monologue en continu, avec les formes, les intonations. Je vois déjà ce que je pourrait tirer de ce personnage. L'arrogance déjà, ça c'est la première chose qui saute aux yeux. Il y a de la condescendance dans sa voix. De la pitié, et puis après il essaye de faire comme si il me comprenait. "Ca doit être difficile pour toi d'endosser un rôle pour lequel tu n'as pas été formé..." Est ce qu'il a été formé à être con ? Non ce genre de chose c'est inné en général, on peut pas apprendre, ça coule de source. J'ai l'impression de passer en Mister Hyde tout à coup. Mister Hyde c'est mon éditrice qui a eu cette idée. Elle dit que je suis Docteur Jekyll en temps qu'Eliot, et Mister Hyde en temps qu'écrivain.

Enfin ça s'arrête. Je me redresse puisque je m'étais appuyé au fond de ma chaise pour l'écouter. "Tu as fini ?" Mon visage jusque là neutre, passe à un léger sourire. "Première chose : je ne suis pas ton "pote", donc tu me vouvoies." Commençons bien, proprement. Il faut imposer des règles aux vilains garnements. "Deuxième chose : ici c'est toi qui a besoin de moi. Je n'ai rien à prouver au monde, je l'ai déjà fait il y a longtemps. Alors que toi, tu n'es personne en ce bas monde." Mister Hyde parle. On m'a déjà dit que ça ressemblait à de la bipolarité, mais je dois avouer qu'il m'a fait l'effet d'une douche froide, sans doute humilié aussi. "Troisièmement : tu vas sortir, et rentrer chez toi. C'est ton premier avertissement, au second je me verrais obligé de faire un rapport à la fac et à la maison d'édition. Si tu n'es pas capable de te comporter convenablement avec tout le monde tu n'es pas apte à faire ce métier, et peut être qu'un jour du comprendra pourquoi. Du moins si tu t'enlèves tous les a priori que tu as en étant sans doute un enfant de bourge qui a fini dans une fac prestigieuse. " Je me lève, pour qu'il en fasse de même. "Pour rattraper ce qu'il vient de se passer, tu vas écrire. Je ne sais pas quoi, ce que tu veux, ça intérêt à être intéressant. Parce que toi, tu as été formé pour ça non ?" Je lui souris, et ouvre la porte, je sors sans chercher à en savoir plus. Je suis hors de moi, je regrette d'avoir été celui qui a proposé de prendre Ezechiele comme stagiaire.
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MessageSujet: Re: WELCOME TO THE HELL ft Eliot Di Castiglione    Ven 15 Juin - 17:52


Bienvenue en enfer
C'était étrange. Ezechiele pouvait être très hautain, désagréable et insupportable comme sa petite sœur Vittoria, mais souvent, cela arrivait avec des gens qu'il connaissait et donc, pour une raison particulière. En l'occurrence, ce Eliot Di Castiglione, il ne lui avait jamais parlé, ne savait de lui que ce que la presse et la page wikipédia voulait bien en dire et pourtant, il avait ce quelque chose contre lui et malheureusement, il lui était très dur de le cacher. À son plus grand malheur, mais il ne s'en rendrait compte que plus tard. Ou pas. En vérité, Ezechiele était loin d'être ce genre de personne à regretter ses actes. Il les assumait jusqu'au bout, les revendiquait même parfois. Quel genre de président des Phi Delta Phi était-il, s'il n'était pas un minimum insupportable, hautain, et si irrésistiblement charmant ? Il incarnait sa confrérie à la perfection, tout en nuançant de sorte à ce qu'elle devienne ce qu'il voulait qu'elle soit et non plus ce groupe de mecs en chaleur, qu'elle eut été.

Tout ce que disait Ezechiele à celui qui allait être son maître de stage était parfaitement calculé, de même que les sourires qui lui servaient d'accompagnement à son monologue. Rien n'était laissé au hasard et le jeune journaliste savait que ce qu'il faisait n'était certainement pas la meilleure des choses à faire éthiquement parlant. En vérité, il s'en fichait. Si les choses venaient à mal tourner, il userait de tous ses charmes et de sa capacité à s'exprimer pour arranger la situation. La direction de la maison d'édition s'était montrée d'une extrême gentillesse tout au long du processus de demande pour ce stage. L'apprenti journaliste n'était pas né de la dernière pluie et savait que le monde actuel était un monde d'opportuniste. Et c'était ce qu'il était. Ni plus, ni moins. Jamais il ne manquerait une occasion comme celle-ci et surtout pas à cause de cet inculte devenu célèbre à la fin de l'adolescence grâce à un bouquin ridicule.

Celui-ci, qui n'avait d'ailleurs pas ouvert la bouche tout du long qu'Ezechiele posait ses questions finit par s'exprimer. C'est pas trop tôt, avait-il pensé alors. Plus c'est long, plus c'est bon, c'est pas ce qu'on dit ? Pour être honnête, notre italien était étonné. Agréablement, ou pas, il était difficile de le dire, mais le sentiment était bien là. La réaction était tout sauf professionnelle, à l'image du comportement d'Ezechiele. Ce dernier ne se leurrait pas et reconnaissait son tort, bien que celui-ci l'avait mené à de quoi faire un bon article sur ce prétentieux. Le journaliste avait touché l'écrivain dans son ego, il en était persuadé. Cette volonté d'être vouvoyé alors qu'il n'était certainement pas plus âgé que lui. Cette persuasion de n'avoir rien à prouver au monde, parce qu'il est déjà célèbre. Intérieurement, Ezechiele jubilait. Quel con. Finalement, il était bien comme l'image qu'il avait de lui et ce stage risquait vraiment de promettre.

S'il y avait bien un truc auquel notre jeune homme ne s'attendait pas, c'était que l'entrevue s'écourte aussi vite. Il ne s'en plaignait pas, bien au contraire. Moins de temps, il passait avec ce type, mieux c'était et puis, il pourrait toujours raconter à quel point il est abject, en ne dissimulant rien de ce qu'il lui avait dit puisqu'au final, il n'avait s'agit que de questions, rien de plus. Parler d'a priori fit esquisser un sourire à Ezechiele. Pour le coup, s'il reprochait au Phi Delta Phi de ne pas savoir de quoi il parlait, c'était aussi son cas parce que s'il croyait que le jeune Madriani était arrivé là grâce à son père, il se fourrait le doigt dans l'oeil. Il n'avait rien du bourge qui profite de l'argent et de la notoriété de sa famille, bien au contraire. Mais c'était marrant de le voir persuadé de ça. Les deux faisaient visiblement fausse route.

Quand il quitte la pièce, laissant Ezechiele avec un "devoir à rendre" pour, en quelque sorte, rattraper ce rendez-vous foireux, ce dernier gribouille rapidement quelque chose sur son carnet improvisé. Il faut garder une trace de ça, ça fera quand même un bon article pour le journal. Puis, pour ne pas rater son maître de stage ou le perdre de vue, il se lève et sort à son tour dans le couloir. Comme s'il était celui qu'on avait mal traité et en face de la secrétaire qui pose déjà son regard sur lui, il lève un bras.

« Monsieur Di Castiglione, revenez ! Non, sérieusement, ne vous vexez pas ! Ce sont des questions que tout le monde se pose, vous savez ! On veut tous savoir ce que ça fait d'être vous. Ne le prenez pas mal ! »

Ezechiele affichait une fausse moue déçue avant de s'intéresser à la secrétaire.

« Un vrai dur, ce type, hein ? »

Comme réponse, il n'obtenu qu'une léger sourire qui voulait sans doute lui donner raison et un haussement d'épaule. Peut-être devrait-il lui demander son numéro ? Ce serait dommage de passer à côté d'une telle cambrure... L'esprit se mettant à divaguer, Ezechiele fut ramené à la réalité quand il vit Eliot disparaître au détour d'un couloir. Ni une, ni deux, il récupéra ses affaires et glissa un « Je repasse vous voir avant de partir, ne bougez pas d'ici. » à la secrétaire avant de rejoindre le "vrai dur". À la hâte, le journaliste réussit à se glisser dans l'ascenseur qu'empruntait le maître de stage. Une chance qu'il ait couru assez vite.

« Bon, écoutez, si c'est une question de vouvoiement, c'est dommage. Vous avez quoi ? 25 ans ? On a presque le même âge, ça vous va pas, ça vieilli. »

Ce qu'il y avait de bien avec Ezechiele, c'était cette légèreté qui passait souvent plutôt bien et puis de toute façon, son interlocuteur n'avait pas le choix. Ils étaient dans cet ascenseur tous les deux. Impossible de lui échapper.

« C'est dommage, vous savez. Pour le journal. Les gens sont vraiment intéressés par ces questions. Un article sur vous, ça aurait bien marché. »

Pour le coup, il le pensait vraiment. Toutes les filles du campus parlaient de ce prof si sexy alors pour Ezechiele c'était du pain béni. Elles voudraient toutes connaitre son style de fille. Il aurait pu caler une question du genre, si seulement l'autre lui avait laissé le temps.

« J'vais écrire un truc. Un article de journal, ça vous va ? Vous saviez qu'Elon Musk a commercialisé des lances-flammes disponibles partout ? Vous voulez que j'écrive sur ça ? Franchement, si y'a pas plus intéressant que ça, alors j'arrête. Choisissez, n'importe quoi. »

Puis, vint une idée.

« Vous voulez la préparation du prochain numéro du The Miami Student ? J'vous envoie le tout, avant d'le publier et vous me dites. »

C'était peut-être pas la meilleure des idées, mais ça en était une. Et puis, il fallait au moins faire l'effort. Son père le tuerait s'il se faisait jeter.


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