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 It's not an attitude ; it's the way I am ❬ Ezechiele ♥︎ ❭

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Eta Gamma
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MessageSujet: It's not an attitude ; it's the way I am ❬ Ezechiele ♥︎ ❭   Jeu 14 Juin - 1:13

It's not an attitude ; it's the way I am
ft. Ezechiele
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Dans l’aéroport de Palerme, ma mère semble anxieuse. Je ne sais même pas pourquoi elle a tant voulu nous accompagner, alors que mon père était dans l’incapacité de le faire. Ornella et moi sommes grandes, maintenant, mais je sais que pour une femme présente et aimante comme elle c’est compliqué de voir sa petite dernière quitter la Sicile pour d’autres horizons. Je pense qu’elle retient ses larmes, et sur son visage on lit un sourire forcé alors que ma meilleure amie et moi sommes totalement excitées à l’idée de partir pour Miami. Ma mère me demande à plusieurs reprises si j’ai bien prévenu mon frère de mon arrivée afin qu’il vienne m’y récupérer, ce à quoi je lui réponds toujours la même chose : oui. Ce qu’elle ignore, c’est qu’à Ezechiele j’ai volontairement oublié de préciser qu’il s’agissait de moi, ou menti délibérément dans le simple but de l’emmerder. Il est facile d’utiliser le portable de sa maman pour faire croire à l’arrivée de cette dernière sur le sol de Floride. Il n’imagine pas une seconde ce qui l’attend et moi j’ai hâte de voir sa tête lorsque mes escarpins seront les premiers à descendre les marches de cet engin.

Dans l’avion, je regarde des films alors qu’Ornella semble trouver le sommeil. Le vieux puant à côté de nous ronfle et rester là à ne rien faire pendant autant de temps m’exaspère. Parfois je jette un œil vers le hublot, puis je me replonge dans mon film. Je crois que je n’ai jamais autant regardé la télévision en une journée qu’en ce moment, je rêve de pouvoir sortir et surtout de pouvoir me retrouver sur la terre ferme. Sans aucune gêne, je retire mes escarpins et m’installer un peu plus confortablement en glissant ma jambe en-dessus de mon fessier, puis je me replonge dans le film pour les cinq prochaines heures. Lorsqu’il ne nous reste que quelques minutes avant l’atterrissage, mon premier réflexe est de sortir ma trousse à maquillage et m’assurer que je n’ai pas une tête de déterrée. Heureusement, les lunettes de soleil mouches feront l’affaire et lorsque l’appareil se stabilise et que tout le monde applaudit – sauf moi – je m’empresse de sortir de cet avion.

Lorsque nous eûmes récupérer nos bagages, je garde mes lunettes de soleil dans l’aéroport afin de camoufler le regard fatigué, ou le nombre d’heures de vol qui se lit sur mon visage. « _ Ton frère est déjà là ? » me demande Ornella. Je n’ai pas envie de lui répondre, mais il a intérêt. Finalement, un peu plus loin je reconnais la silhouette d’Ezechiele, et un pied devant l’autre, la démarche assurée je me dirige vers mon frère. « _ Surprise ! Tu ne croyais quand même pas que maman allait quitter son île ? » cet air condescendant me va bien et ne me quitte que très rarement. « _ T’as pas intérêt à être garé loin, sinon tu tires les valises Ezechiele » lui dis-je dans notre langue natale. Ornella semble plus calme, pour une raison que j’ignore d’ailleurs mais qu’il ne s’attende pas à ce que moi je le sois, parce que ce vol m’a véritablement exaspéré « _ J’ai l’impression que mes fringues ont pris le gout de l’autre puant dans l’avion, ça me répugne ». Je suis une fille précieuse, je ne supporte pas qu’on me touche, comme je ne supporte pas être ce genre de personne qui ose se balader en sentant le bouc à trois kilomètres. Non, sincèrement, je ne comprendrai jamais cette mentalité.

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MessageSujet: Re: It's not an attitude ; it's the way I am ❬ Ezechiele ♥︎ ❭   Jeu 14 Juin - 23:24

Le moteur de la voiture avait rugi et cela faisait déjà un petit moment que ça n'était pas arrivé.  La Chevy Camaro SS de 1969 d'Ezechiele était restée pendant quelque temps dans le parking de la confrérie. Le jeune homme n'était pas vraiment matérialiste, mais il avait tendance à considérer ce bolide comme un véritable petit bijou qu'il fallait préserver. Déjà conducteur depuis plusieurs années, ce n'étaient pas ses manies au volant qui l'inquiétaient mais bel et bien celles des autres. L'italien était particulièrement civilisé sur la route, tout en étant très calme et posé. Il évitait de s'énerver derrière son volant, de se mettre à jurer ou à se crisper. Il n'y avait rien de mieux qu'une sortie en toute tranquillité, lunette de soleil sur le nez et fenêtre ouverte. Et puis, s'exciter ne pouvait entrainer que des erreurs et donc plus de risques de rayer son véhicule ou pire de l'emboutir. Un cadeau d'une telle ampleur devait être chouchouté. Son père, le lui avait bien répété.

Il s'agissait d'un présent, pour le récompenser d'avoir obtenu un stage dans une maison d'édition comme HarperCollins. Le padre avait tenu à faire ce geste, en n'hésitant pas à rappeler à son fils qu'il aurait tout de même pu trouver quelque chose chez lui, dans son pays. En effet, il aurait pu, mais il ne voulait pas. En vérité, il rentrait déjà bien trop souvent à son goût et rien que de penser qu'il s'agissait d'opportunité en plus pour se retrouver coincé avec sa soeur dans les pattes, il était bien soulagé d'avoir évité un tel calvaire. Fallait admettre que sa famille n'était pas un cadeau, mais qu'il les aimait quand même. Ou du moins, à sa manière.

Sa mère était sûrement son membre préféré. Non pas parce qu'il savait avec certitude qu'il était le sien, mais parce qu'elle était la seule qui le comprenait et qui cherchait toujours à prendre soin de lui. D'ailleurs, depuis qu'il était à Miami, elle était déjà venue à deux reprises, ce qui était une véritable preuve d'amour parce qu'il avait fallu convaincre le padre, et que ça n'était jamais chose facile. Salvatore Madriani n'était pas un homme amadoué. Il n'était pas simple pour lui de laisser sa femme, sa propriété, partir, quitter le pays, voyager seule. En vérité, c'était un homme jaloux, avec une femme honnête, donc pour résumer : un homme qui se faisait du mauvais sang pour rien et tout le monde le savait. Tout le monde sauf lui. Pourtant, pour Ezechiele, parfois, sa mère méritait mieux. Pour lui, elle méritait liberté, bonheur et plus généralement, autre chose. Malheureusement, le divorce n'était ni envisagé, ni même une option. Malgré tout, elle l'aimait et Ezechiele devait accepter ça.

Après avoir garé avec précaution sa vieille camaro, le bel italien jeta un coup d'oeil à sa montre. Il était pile à l'heure. Quelques jours auparavant, il avait reçu un message de sa mère annonçant sa venue. Ça avait été une belle surprise pour Ezechiele qui ne disait jamais non à une visite matriarcale. C'était toujours un véritable plaisir. On pouvait donc dire qu'il était de bonne humeur. Dans la voiture, il avait laissé un petit sac avec quelques viennoiseries, de quoi se remettre d'un si long voyage. Il savait à quel point cela pouvait être chiant et c'était pour le réconfort qu'il avait misé sur des pains au chocolat et de la tarte à la crème. Certes, ce n'était pas une heure appropriée pour grignoter, mais pour le coup, il ferait une exception.

En attendant devant la porte des arrivées, Ezechiele imaginait tout ce qu'il allait pouvoir faire avec sa mère, qu'ils n'avaient pas encore fait. La déception ne fut que trop grande quand une silhouette familière, suivie d'une seconde apparurent sous ses yeux. Déçu, parce qu'aucune d'elle ne ressemblait à celle de sa mère, en colère parce qu'il s'agissait véritablement d'un guet-apens. Il ne savait qui faisait partie de cet horrible piège, mais quelque chose lui disait que sa soeur en était l'instigatrice. Et il comptait bien lui passer un savon et faire une réflexion bien sèche à sa mère qui était très certainement complice. C'était une famille vraiment pas possible. Quand elle était enfin en face de lui, le jeune homme retira ses lunettes de soleil et fronça les sourcils.

« Qu'est-ce que tu fous là, Vittoria ? »

Vraiment c'était une surprise, et pas une bonne.

« Non mais personne ne va tirer les valises où que ce soit tant que vous ne vous serez pas expliquer. C'est quoi ce foutoir ? »

Il n'était plus question de parler anglais. En général, avec sa famille, c'était banni, mais parfois avec son frère et sa soeur, ils préféraient pour communiquer d'une façon plus privée. L'italien, c'était surtout pour s'engueuler et Ezechiele risquait clairement de perdre son sang-froid face au comportement insolant de sa soeur à qui il ne cessait de lancer des regards glacés.

« Ah, bah t'es pas prête de te changer. Vous bougez pas de là toutes les deux. »

Ni une, ni deux, Ezechiele avait son iPhone collé à l'oreille. Il se foutait pas mal de l'heure qu'il était en Sicile, il fallait qu'il parle à son père. S'en suivit une courte discussion avec quelques directives à suivre. En résumé, d'un, il n'avait pas le choix, de deux, il avait intérêt à faire bien.

« Rompicoglioni... »

Il ne contrôlait plus rien.

« Que les choses soient claires, et ça vaut pour toi aussi Ornella : la voiture est propre, interdiction de bouffer à l'intérieur parce que je vous connais. Vous piaillez pas jusqu'à ce qu'on soit arrivé à l'hôtel, papa m'a donné l'adresse. Et surtout, mais alors surtout, vous me fatiguez pas, parce que vous pouvez me croire, vous faites le retour à Palerme dans la seconde. »

Gentleman dans l'âme, et malgré qu'il aurait bien aimé les laisser se démerder avec tous leurs bagages, il récupéra les plus gros et tira le tout jusqu'à la voiture. Avec un peu de mal, il finit par tout rentrer, les filles avec. Vittoria était assise devant, tandis qu'Ornella peinait à s'installer confortablement à l'arrière. C'était une voiture cool, mais il s'attendait à des critiques venant de ces deux-là.

« J'aurais préféré que tu m'en parles, plutôt que tu utilises maman comme excuse. Je déteste ce genre de mesquineries et tu le sais. J'ai pas le temps de m'occuper de gosses en ce moment. J'ai un stage dans une maison d'édition connue, un maître de stage qui m'emmerde, j'ai clairement pas besoin de vos histoires à la con en plus. »

Si seulement elles pouvaient lui faire cette faveur, elles seraient au moins gentilles pour une fois.

« Papa m'a dit que je devais m'occuper de vous pendant votre "séjour", j'ose espérer qu'il sera de courte durée.»

Si seulement il savait.

La voiture filait dans le crépuscule de Miami et il ne se doutait pas une seule seconde de ce qui l'attendait vraiment pour les mois à venir.

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When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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