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 ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible

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Bizut ZX
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MessageSujet: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Jeu 28 Juin - 22:58

Erilys P. Crawford
“As long as you don’t choose, everything remains possible”

Identity Card
Prénoms : Erilys en premier et Pandora en second, je tiens ces prénoms de mes deux grand-mères qui occupaient une place très importante dans la vie de mes parents avant ma naissance. Nom : Crawford, je n’ai pas grand-chose à en dire, c’est un nom américain porté par une famille ayant la nationalité américaine depuis des générations et des générations, rien de bien original dans tout ça. Date et lieu de naissance : Je suis née le 23 mai 1996 dans un petit village perdu près de Lancaster en Pennsylvanie. Âge : J’ai actuellement 22 ans. Origines : Je suis une américaine pure souche, ou en tout cas c’est ce que l’on m’a toujours dit et je n’ai jamais cherché plus loin. Nationalité : Je suis encore une fois à cent pour cent américaine. Situation amoureuse : Je suis célibataire. Orientation sexuelle : Je ne me suis jamais vraiment posé la question, je crois, je me suis toujours crue hétérosexuelle alors je vais tout simplement me considérer comme telle, mais peut-être qu’en réalité on tombe amoureux d’une personne, non ? Pas forcément en fonction de son sexe mais plutôt de ce qu’elle est. Année d'études : Je terminerais cette année ma troisième année de Bachelor – B3 – Et j’attaquerais ma quatrième année à la rentrée de septembre. Major : J’ai choisi le sport comme majeure du fait de mon appétence prononcée pour l’athlétisme, j’aimerais devenir une sportive de haut niveau si mon corps et mon entrainement me le permettent. J’ai ça dans le sang, je le sais. Minor : J’ai choisi les sciences de l’éducation en tant que mineure parce que je tiens à assurer mes arrières. J’ai conscience que percer en tant que sportive professionnelle ne sera pas simple et pouvoir me rabattre sur un poste de professeur de sport serait idéal dans le cas où mon rêve ne se concrétiserait pas car je pourrais au moins vivre de ma passion, mais pour cela, je pense qu’il faut connaitre un minimum de choses sur la manière dont on inculque du savoir aux jeunes que l’on encadre. Inventé ou scénario ? : Ce personnage a été totalement inventé par moi ! Avatar : Zoey Deutch Secret: OK BY HOLLYRéserver son pseudo: Prénom [X] Nom [X]
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<K1>✗ ZOEY DEUTCH</K1> - <a href="URLDUPROFIL">ERILYS P. CRAWFORD</a>


Me, Myself and I
C’est toujours difficile de se décrire, enfin moi je trouve ça compliqué mais je vais essayer quand même en étant la plus objective possible. Je viens d’une grande famille alors j’ai appris depuis le plus jeune âge à être plutôt discrète et introvertie. Souvent dans mon coin, j’aime bien passer des heures à me construire de belles histoires dans ma tête, histoires que je n’ai jamais cherché à retranscrire ou à partager, elles me servent juste à rêver à toutes les possibilités qui s’offrent à moi et à tout ce que j’aimerais faire de ma vie. On dit de moi que je suis dans la lune, mais pas lunatique, hein, je suis une fille plutôt joyeuse, je ne change pas d’humeur comme de chemise, j’ai tendance à être assez constante de ce côté-là. D’ailleurs, on dit aussi que je gère plutôt bien mes émotions, je ne suis pas du genre à pleurnicher pour un rien, bien au contraire, et encore moins devant des inconnus ou même devant mes proches. Un événement indépendant de ma volonté m’a obligée à quitter le domicile familial à l’âge de seize ans et devoir me débrouiller par moi-même m’a clairement endurcie et m’a fait voir le monde sous un jour nouveau. Maintenant que j’ai été confrontée à la réalité sans pouvoir me cacher dans les jupes de maman pour avancer dans la vie, je suis devenue une battante et une fille débrouillarde. Je sais ce que je veux, je sais comment l’obtenir et je déploie tous les efforts possibles et imaginables pour y parvenir. Toutefois, je ne pense pas pouvoir me considérer comme une solitaire, certes, il m’arrive de rester isolée et repliée sur moi-même mais en vérité, je déteste être toute seule, j’ai besoin d’avoir une présence à mes côtés sinon je déprime. Je pense que c’est parce que je suis issue d’une famille nombreuse, j’ai toujours eu l’habitude d’avoir du monde autour de moi alors j’imagine que ça ne peut pas se changer du jour au lendemain.

Toujours dans l’idée d’avoir grandi dans une famille nombreuse, j’ai toujours eu l’habitude de m’occuper des autres, l’entraide et la générosité sont des valeurs que m’ont inculqués mes parents dès le plus jeune âge et que je conserve encore aujourd’hui même si j’ai rompu tout contact avec les miens. Du coup, quand je vois quelqu’un dans le besoin, je ne peux m’empêcher d’aller jouer les Robins des Bois pour lui venir en aide. Le problème de cette qualité ? Elle peut très vite se transformer en défaut et j’en ai déjà fait les frais à maintes reprises. A force d’avoir le cœur sur la main, j’ai tendance à me montrer parfois naïve et manipulable et à m’impliquer pour de mauvaises personnes. Je me suis même retrouvée incarcérée à la place d’un jeune que je cherchais à aider une fois… Bon, je n’ai fait que de la garde-à-vue et les policiers ont rapidement vu que j’étais extérieur à toute cette histoire, mais ça aurait pu être bien pire pour moi, j’en ai conscience. Du coup, je tente de remédier à tout ça et à ne pas me laisser trop facilement influencer mais ce n’est pas si simple, surtout à l’université, pas facile de savoir à qui faire confiance en réalité, surtout quand, comme moi, on n’a pas tendance à voir le mal partout… Je fais partie de ces gens qui ont tendance à vouloir voir le bien chez chacun peu importe la personnalité des gens et leur appartenance à une confrérie ou autre. Ce n’est pas parce qu’une fille est surmaquillée et qu’elle porte des talons aiguille pour courir un cent mètres haies qu’elle est forcément une cruche inintéressante, c’est peut-être au contraire une personne qui souffre et qui exprime son besoin de reconnaissance en se faisant passer pour l’idiote qu’elle n’est pas vraiment ? Encore une fois, c’est sûrement un peu utopique de ma part mais je veux laisser une chance à chacun et je m’évertue à le faire constamment. Ne pas juger les gens est parfois difficile et je sais que c’est humain mais je me pousse à deux cents pour cent pour parvenir à être juste envers les autres et non pas constamment dans le jugement.

Mon autre problème, je crois, enfin non, je suis sûre, c’est que j’ai carrément du mal à lâcher prise… J’ai l’habitude d’être constamment dans le contrôle et ça, ce n’est pas à ma famille nombreuse que je le dois mais à mon objectif futur. Je veux devenir une athlète professionnelle, je l’ai compris à l’âge de mes seize ans et je n’ai jamais changé d’objectif depuis. Tout s’est enchainé pour moi, les entrainements, les compétitions, les médailles, le repérage des recruteurs et la bourse d’étude que j’ai obtenue pour venir à l’université… J’ai l’impression encore aujourd’hui de vivre dans un rêve parce que je ne croyais pas possible de parvenir à développer ma passion à haut niveau surtout que je m’y suis mise tardivement. Pourtant, tout semble se dérouler à merveilles pour moi. Bien entendu, les entrainements sont durs, les compétitions n’apportent pas que des réussites et je sais que le chemin sera encore long avant que je puisse concourir professionnellement pour les Etats-Unis mais je tiens bon et je m’accroche au but que je me suis fixé. Sauf que malgré moi, j’ai peut-être tendance à tomber un peu dans l’excès… Je refuse tout ce qui pourrait m’éloigner de ce but, drogue, alcool, soirées qui se finissent trop tard, nourriture grasse… Je calcule tout, constamment, mes heures de sommeil, le nombre de calories que j’ingurgite, les aliments qui peuvent ou non subvenir à mes besoins. Bref, ma vie est réglée de manière extrêmement stricte et je crois que je commence à comprendre tout juste que je passe à côté de belles expériences. Du coup, je me suis donné comme objectif de parvenir à m’accorder un peu plus de temps en dehors de ma bulle sportive. En plus, étant donnée la mineure que j’ai choisi, je découvre chaque jour un peu plus de chose sur la manière dont fonctionnent les jeunes et je me rends compte que je n’ai jamais vraiment été une adolescente ou une jeune adulte à part entière et que je suis sans doute passée à côté de certaines choses. En même temps, quoi de plus normal lorsqu’on refuse de rester à une fête après 23h, qu’on n’absorbe jamais la moindre goutte d’alcool ou vraiment très rarement et qu’on refuse un restaurant avec des copines juste pour de la nourriture trop grasse ? Bon, bien sûr, je suis loin d’être une nonne, je trouve des alternatives, j’adore les pique-niques entre amis qui me permettent de m’éclater sans sortir de ma routine sportive, je profite également de plein de sorties, de soirées pyjamas et j’ai d’autres passions que le sport, à savoir la lecture, par exemple. Mais tout le monde sait que l’université est le lieu de tous les excès et j’aimerais parfois réussir à faire les expériences des jeunes de mon âge.

Je suis donc cette fille un peu trop introvertie et un peu trop dans le contrôle qui cherche constamment à devenir plus assurée et à sortir de sa zone de confort. Dis comme ça, ça ne fait pas rêver et pourtant je suis fière de mon parcours. Indépendant et émancipée depuis mes seize ans, je me suis construite toute seule et ce que j’ai à présent je ne le dois qu’à moi et à deux ou trois personnes qui ont su me tendre la main quand j’en avais besoin. Je suis fière de ce que j’ai accompli et je pense que malgré mon côté un peu timide, j’ai accompli bien plus que la plupart des étudiants lambdas qui ont encore la chance d’être entouré par un cadre familial stable et qui n’ont pas à se soucier des petits tracas du quotidien. Et puis, j’ai bien conscience que lorsque je suis sur le terrain de sport, j’oublie totalement la personne que je suis et je deviens totalement quelqu’un d’autre. Je passe de la petite fille timide à la sportive déterminée et concentrée sur son objectif. Je crois que je n’ai d’ailleurs toujours pas mentionné ma discipline de prédilection, d’ailleurs ? Mon truc à moi, c’est la course à pieds. Je suis spécialisée dans la course de fond parce que je suis endurante et capable de me vider facilement la tête mais j’aime aussi le sprint et le demi-fond et j’ai déjà participé à plusieurs courses de relais. Toutefois, mes plus belles victoires ont eu lieu sur de longues distances et c’est là-dessus que je me concentre. Lorsque je rentre dans un stade, l’adrénaline me fait devenir totalement quelqu’un d’autre, je suis capable de prendre un rôle de leader, de foncer tête baissée vers mon objectif, d’exprimer haut et fort mon opinion et de faire ressortir une rage de vaincre et une confiance en moi que je ne possède pas vraiment habituellement.

Voilà, je crois que j’ai fait le tour de ma personnalité et que je n’ai rien oublié, je sais que j’ai encore du travail à faire sur moi-même pour devenir la jeune fille que j’ai envie d’être mais je me construits petit à petit et quand je regarde en arrière, je suis vraiment très fière du chemin parcouru jusqu’à présent.


Social Organizations
ZETA XI
Compte tenu du fait que je souhaite devenir sportive professionnelle, c’est ce qui me parait le plus logique, j’adore le sport, je pense sport, je mange sport, je dors sport. J’ai conscience que pour pouvoir atteindre mon rêve, ma condition physique doit être absolument irréprochable, raison pour laquelle je ne peux jamais vraiment me permettre de me relâcher et de penser totalement à autre chose. Qu’est-ce que je ferais avec de la graisse ou un bras cassé, hein ? Pour moi, ça signifie juste échouer aux compétitions et voir mon rêve s’éloigner alors je ne me permets que très rarement des écarts. Pour certains, ça peut paraitre complètement dingue mais pour moi c’est juste un mode de vie auquel je suis habituée car il me permet de me rapprocher chaque jour un peu plus de mon rêve. Ce n’est pas une question d’égo, je ne passe pas mon temps à regarder mon corps dans le miroir, je crois même que si je le faisais, je n’y verrais que des imperfections, mais je veux obtenir du succès dans ma carrière et je sais que pour y parvenir, je vais devoir faire des sacrifices.
XI SIGMA
Pourquoi eux alors que je viens tout juste de dire que j’ai un rythme de vie irréprochable en tous points comme me l’exige ma carrière de sportive ? Eh bien parce que j’ai le mental pour appartenir à cette confrérie si jamais les sportifs ne veulent pas de moi. Je dirais que je suis une révoltée car je voudrais briser les conventions, je ne supporte pas de devoir à tout prix entrer dans une case et j’aimerais que chacun puisse être considéré de manière individuelle avec ses défauts et ses qualités. Pourquoi est-ce qu’on doit toujours se conformer aux normes et entrer dans un moule ? Je déteste ça, je veux avoir le droit d’être coquette, de porter des talons en soirée et des baskets la journée pour me rendre sur le terrain de sport, je veux qu’on dise de moi que je suis une jolie fille et qu’on ne me considère pas comme un garçon manqué parce que je passe plus de temps en short de sport et débardeur assorti qu’à me pomponner devant un miroir. Alors non, en effet, je ne fume pas, je ne me drogue pas, je ne taggue pas les couloirs, mais je me considère quand même comme une révoltée… Révoltée par le système qu’on nous impose ou plutôt qu’on s’impose à nous-mêmes et duquel je compte bien réussir à m’extraire d’une manière ou d’une autre.
OMEGA KHI
Je crois honnêtement que ce n’est pas la confrérie la plus adaptée à ma personnalité mais mon passé m’a appris à être proche de la nature et à la respecter et je crois qu’encore aujourd’hui j’en garde quelques traces et m’efforce de respecter mon environnement. Je ne vais clairement pas être la chieuse qui va prêcher pour un monde écolo, porter des T-shirt avec des têtes d’animaux et militer pour des associations chargées de protéger les espèces en voie de disparition mais ça ne m’empêche pas d’apporter ma pierre à l’édifice à ma façon. Je trie mes déchets, je mange pas mal de trucs bio, bref des trucs dans ce goût-là… Après, je suis assez d’accord avec le fait que ça ne fait pas de moi une Oméga mais puisqu’il faut en choisir une troisième, je crois que c’est ici que je me verrais et nulle part ailleurs.

Who I am ?
En vérité, je m'appelle Sophie, mais on me reconnait souvent sous le pseudo de Watermelon. J'ai 25 bougies mais j’en aurais 26 dans moins d’un mois maintenant et je me suis inscrite sur HTSAS parce que j’avais envie de m’inscrire sur un city mais pas sur un city chiant où on passe notre temps à draguer et à faire des bébés, je trouve le concept du forum super sympa avec les secrets à trouver et le système d’incentive mis en place est carrément motivant alors j’ai vraiment envie de tester. J'ai trouvé le forum sur Bazzart et pour le peu que j'en ai vu, je le trouve vraiment super, j’adore le style d’écriture des différents topics et la communauté a l’air vraiment top même si elle est encore toute petite, je suis sûre qu’elle va très rapidement s’agrandir. Autre chose ? J’ai vraiment hâte de commencer à jouer parmi vous, j’espère que je saurais faire ma place ici et qu’on s’éclatera. Attention les copains, j'arrive !
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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Jeu 28 Juin - 22:59

Biography
“As long as you don’t choose, everything remains possible”


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L’histoire qui va suivre n’est certainement pas la plus passionnante, j’ai eu une vie plutôt simple, sans événement majeur ni catastrophe dramatique mais j’espère qu’elle vous permettra de comprendre d’où je viens et qui je suis car c’est cette histoire qui a créé la personne que je suis aujourd’hui.

Chapitre 1 – Le commencement




Je suis née le 23 mai 1996 dans une famille modeste ayant déjà quatre enfants et sans histoire particulière. Mes parents se sont rencontrés sur les bancs de l’école et se sont mariés dès l’âge de dix-huit ans. Dix mois seulement après le mariage venait au monde Mason, mon frère ainé qui s’est marié aussi à l’âge de dix-huit ans sous l’œil ému de ma mère. Deux ans plus tard naquirent les jumeaux Jackson et Oliver, les inséparables petites crapules toujours prêtes à faire des bêtises mais également à donner un coup de main en cas de besoin. Mon quatrième frère, Thomas, vint les rejoindre à peine onze mois plus tard, une naissance pas forcément attendue mais qui réjouit tout de même mes parents. Mon père, très bricoleur, se chargea lui-même des agrandissements nécessaires pour la maison avec son propre père et deux de ses frères. Les familles nombreuses étaient courantes dans notre généalogie et chaque naissance était célébrée malgré le fait que nos modestes moyens ne nous permettent pas de faire des folies en termes de célébrations ou d’accueil du nouveau-né qui récupérait simplement les vêtements des plus grands et avait son petit coin à lui dans l’une des pièces déjà encombrée de notre maison de Pennsylvanie. Après quatre garçons, ce fut à mon tour de voir le jour, deux ans après Thomas avec qui j’ai eu une relation plus que fusionnelle durant toute mon enfance. En tant que première fille de la famille, j’aurais pu bénéficier d’un traitement de faveur mais ce ne fut pas le cas, mes parents tenaient à ce que nous soyons tous égaux dans la famille et je participais à la vie de la famille à part égale. Un an et demi plus tard, ma sœur Alba vint agrandir la famille suivie par les deux petites dernières, Crystal et Mary respectivement deux ans et trois ans plus tard. Imaginez-vous donc que lorsque Mary est née, notre foyer était composé de huit enfants, quatre filles et quatre garçons allant de 13 ans à quelques jours de vie. Autant dire qu’il y avait de l’animation sous notre toit mais notre quotidien était plutôt bien rodé et nous savions que les règles étaient faites pour être respectées. Les débordements n’arrivaient pas souvent et lorsqu’ils se produisaient, les rappels à l’ordre étaient loin de nous faire sourire.

Mon père, très doué pour les travaux manuels, était ébéniste, comme son père avant lui, et partait travailler tôt le matin pour revenir tard le soir. Il possédait sa propre boutique en plein centre-ville de Lancaster mais les kilomètres à parcourir pour y parvenir depuis notre village de campagne étaient nombreux, raison pour laquelle il prenait la route tôt le matin. J’adorais accompagner mon père dans sa boutique lorsque je n’avais pas école, l’odeur du bois me plaisait énormément et apprendre les rudiments du métier également. Les occasions de l’accompagner étaient rares et le furent de plus en plus au fur et à mesure que je grandissais puisqu’il entreprit de former mes frères ainés au métier afin qu’ils puissent prendre la relève par la suite et il ne lui restait plus vraiment de temps à m’accorder pour me laisser jouer avec tous ses outils. D’autant plus que, lorsqu’il ne travaillait pas, il effectuait des tonnes de travaux dans la maison qui était tout de même petite pour une famille de dix personnes, trouver de quoi s’occuper pour un bricoleur comme lui n’était pas difficile et même le weekend, il était levé aux aurores et commençait à travailler tôt sur les améliorations qu’il avait envisagé. De son côté, ma mère avait arrêté d’exercer son emploi d’infirmière pour s’occuper de nous à temps plein et ce dès la naissance des jumeaux. Elle prenait son rôle de femme au foyer très à cœur et gérait son quotidien d’une main de maitre. Elle profitait de notre départ pour l’école pour s’occuper des tâches ménagères, préparait les repas et s’assurait que nous ne manquions de rien et que nos devoirs étaient faits correctement. Bref, une famille nombreuse banale dans un environnement qui l’était tout autant.

Quant à moi dans tout ça, mes journées se suivaient et se ressemblaient toutes, j’ai toujours adoré avoir une famille nombreuse car nous pouvions partager nos jeux et nos fou-rires, on ne s’ennuyait jamais à la maison. En semaine, j’allais à l’école du village avec mes frères et sœurs, lorsque je n’étais pas en classe et que j’avais terminé à la fois les tâches qui m’incombaient à la maison et mes devoirs, j’avais le droit d’aller jouer dans le jardin avec mes frères et sœurs ou bien chez les voisins qui avaient des enfants d’un âge similaire. On s’amusait bien. On avait construit une super cabane où nous pouvions passer des heures à s’inviter des histoires de châteaux, de princesses et tout un tas d’autres scénarios qui se terminaient souvent en catastrophe. Petite, j’étais une vraie pile électrique, je courais partout, avide de découvrir le monde qui m’entourait et de donner un coup de main lorsqu’on avait besoin de moi. Je crois que l’on peut dire que j’étais épanouie au sein de ma famille et les années se sont succédé de cette manière jusqu’à mes 16 ans, entrecoupées bien sûr par quelques changements comme la remise de diplôme de mes frères, les mariages des trois premiers, l’arrivée de ma toute première nièce et le décès de ma grand-mère qui m’a beaucoup affectée puisque cette femme forte et indépendante m’avait toujours semblée invincible. Ma vie de petite fille et d’adolescente était comme celle de nombreuses personnes de mon âge, entrecoupée d’événements heureux comme malheureux et je me construisais petit à petit dans cet environnement qui était le mien.

Chapitre 2 – Un nouveau départ




Peu de temps après mon seizième anniversaire, ma famille a été contrainte de se déchirer. Jamais je n’aurais pu penser que ça arriverait, ni que je me retrouverais sans mes proches à devoir me débrouiller par moi-même et pourtant ce fut le cas. Encore aujourd’hui, je ne sais pas vraiment ce qu’il s’est passé, juste que je n’ai plus ma place parmi les miens et malgré le temps passé à essayer de se retrouver, nous n’avons pas réussi à reconstituer notre famille ou plutôt ce qu’il en reste désormais. Le décès de ma deuxième grand-mère a peut-être provoqué cette explosion, ou peut-être pas, mais toujours est-il que je me suis retrouvée, moi, Erilys Pandora Crawford, livrée à moi-même à seulement seize ans, sans repère ni quoi que ce soit pour me raccrocher. J’aurais pu sombrer, c’est d’ailleurs ce que j’ai commencé par faire, abandonnant l’idée de suivre des cours alors que ça aurait été pourtant mon salut, dormant dans des granges abandonnées ou à même le trottoir pendant quelques jours, mais finalement j’ai eu de la chance dans mon malheur et mon aventure en tant que sans domicile fixe fut de très courte durée puisque j’eu la chance inouïe de tomber très rapidement sur Magdalena et Peter, un couple de charmants retraités qui avaient décidé de consacrer leurs vieux jours aux jeunes dans le besoin. Ils tenaient un foyer de réinsertion pour jeunes filles et la plupart du temps, les demoiselles qui s’y trouvaient avaient à peu près mon âge et étaient sans famille ou accompagnées par de très jeunes enfants. Ils leur offraient un nouveau départ, les aidait à chercher un travail et les poussait même parfois à reprendre des formations. En échange, il leur suffisait de participer aux tâches quotidiennes, de fournir une partie de leurs maigres revenus au foyer afin de subvenir aux besoins de tous et de respecter les règles de savoir-vivre qui leur étaient imposées. Ma rencontre avec Magdalena et Peter eu lieu de manière terriblement banale alors que j’essayais de chaparder un sandwich dans un magasin pour mon déjeuner. Evidemment, je me suis fait prendre par le gérant et c’est Peter qui est venu gentiment plaider ma cause et m’a offert mon repas. Moi, je ne savais plus où me mettre et je fus encore plus déstabilisée lorsque le couple choisit de rester avec moi à la terrasse d’un café le temps que j’avale mon repas. Ils me parlèrent très rapidement du foyer et me proposèrent une place au sein de celui-ci sans rien me demander, mon passé ne semblait pas les intéresser. Encore aujourd’hui, je ne sais pas ce qui leur a plu chez moi, pourquoi ils m’ont fait cette proposition mais j’ai tout de suite accepté puisque j’y voyais une porte de sortie, enfin.

M’intégrer au sein du foyer ne fut pas trop difficile, j’ai grandi pendant seize ans au sein d’une famille composée de dix membres alors la vie en communauté ne me paraissait pas déstabilisante. Au début, je restais un peu dans mon coin à l’écart de toutes ces jeunes filles très différentes de moi et qui me paraissaient parfois un peu impressionnantes et puis une à une, j’ai appris à les connaitre et à les apprécier. Nous partagions nos histoires, ou en tout cas une partie de ces histoires, entre nous et au bout de quelques semaines, j’eu l’impression d’avoir retrouvé une famille. Bien sûr, ce n’était pas vraiment le cas, les départs avaient lieu de manière régulière et même si ceux-ci étaient des moments de joie parce qu’ils signifiaient que la jeune fille qui partait était désormais capable de voler de ses propres ailes, voir un être cher s’en aller était toujours quelque chose de difficile. Chaque départ était généralement suivi par une arrivée et chaque nouvelle recrue était accueillie à bras ouverts par les autres filles malgré quelques tensions régulières vite estompées par l’élan de solidarité palpable au sein du foyer. Magdalena me laissa tranquille les premiers jours puis vint m’aider à rédiger des CV et des lettres de motivations que je distribuais dans tout Philadelphie puisque c’était là où je me trouvais désormais. Mes efforts finirent par payer puisque je finis par obtenir un job de plongeuse dans un petit restaurant. Les horaires étaient un peu durs et le travail aussi mais je pouvais enfin contribuer à la vie collective alors ça me convenait. A la rentrée, je fus inscrite dans le lycée du quartier dans lequel je me trouvais, j’avais beaucoup de connaissances à rattraper et ma toute première année fut aussi intense que difficile mais je me suis accrochée et avec le temps, mes résultats scolaires ont commencé à augmenter doucement. L’équipe pédagogique s’est montrée absolument formidable avec moi ce qui m’a énormément aidée à surmonter les échecs, pourtant très nombreux, voire trop nombreux, au début. Je savais qu’obtenir ce diplôme de fin de lycée était mon tremplin vers une vie meilleure et que ma vie au foyer ne serait pas éternelle, alors je me préparais doucement à prendre mon indépendance en suivant assidument les cours tout en bossant au restaurant pour apporter ma contribution financière et faire quelques économies pour plus tard.

Avec le recul, je réalise que j’ai eu beaucoup de chance de tomber sur des personnes aussi adorables et que j’en ai eu encore plus par la suite puisque le lycée m’a permis de découvrir ma véritable passion, ce qui me fait vibrer au quotidien et qui m’a portée plus loin que j’aurais pu aller sans elle. Si j’en suis ici aujourd’hui c’est grâce à elle, raison pour laquelle je pense qu’il faut que je lui consacre un chapitre entier.

Chapitre 3 – Vivre de sa passion




Lorsque je suis entrée au lycée, je ne me suis pas tout de suite intéressée aux activités extra-scolaires. Mes notes étaient minables, j’avais un retard astronomique à rattraper pour m’en sortir et un travail à mener de front. Autant dire que devenir majorette ou apprendre à jouer du violon me paraissait totalement dénué d’intérêt mais les choses ont rapidement changé pour moi. En me liant d’amitié avec plusieurs personnes au sein du lycée, j’ai commencé à entendre parler des différents clubs présents dans le lycée et des possibilités qu’ils offraient, je suis allée voir avec mes amis un ou deux matchs de football et je me suis surprise à apprécier l’ambiance sportive et festive qui s’en dégageait même si ça ne m’a pas donné envie pour autant de devenir footballeuse professionnelle. La véritable envie de faire partie d’une équipe est née par hasard, comme à peu près tout ce qui m’est arrivé jusqu’ici. J’ai tout simplement voulu accompagner une copine aux sélections de l’équipe féminine d’athlétisme et cette dernière a réussi à me convaincre de m’inscrire aux sélections moi aussi, plutôt que de m’ennuyer assise sur les gradins. Je savais que j’allais être ridicule mais elle avait réussi à me convaincre de me prendre au jeu. Après tout, ce n’était qu’une après-midi et si ça pouvait me permettre de me vider la tête et de sortir de mes bouquins, ça en valait la peine. C’est donc avec une tenue de sport empruntée à une des filles du foyer, des baskets légèrement trop grandes et la conviction que j’allais faire tache dans le décor que je me suis présentée devant l’entraineur de l’équipe féminine d’athlétisme du lycée un mercredi après-midi. Je me souviens qu’il avait plu et que beaucoup de filles râlaient des conditions catastrophiques dans lesquelles étaient effectuées la sélection, moi je me suis contentée de rester en retrait, écoutant attentivement les instructions pour pouvoir au moins suivre les indications à la lettre à défaut de me montrer brillante. Croyez-le ou non, je me suis éclatée ce jour-là, j’ai enchainé les exercices demandés sous l’œil sévère du coach et j’ai terminé la journée totalement exténuée mais heureuse, me surprenant à rêver de pouvoir recommencer. Le sourire qui s’étendait sur mes lèvres ne me quitta plus de la journée et ne s’éteignit que lorsque je sombrais dans le sommeil la nuit suivante.

Le lendemain, la soupe à la grimace fut de mise, j’avais mal partout, chaque mouvement était douloureux et pas question de rire si je ne voulais pas que mes abdominaux ou ce qu’il en restait s’enflamment. J’hésitais pendant de longues minutes à me noyer dans mon bol de céréales mais ma volonté fut plus forte et je finis par prendre le chemin du lycée, une grimace de douleur légèrement perceptible sur mon visage fermé à chaque fois que je devais faire un pas en avant. L’athlétisme ? Très peu pour moi, je vivais une véritable torture. Je venais de prendre cette bonne résolution lorsque je vis Rachel, ma copine de sélections, courir vers moi, excitée comme une puce, alors que je passais les portes du lycée. Outre le fait que je ne comprenais pas du tout comment elle pouvait être aussi en forme compte tenu de la journée que nous avions passé hier, je fus surtout frappée par les paroles qu’elle prononça alors et qui restent encore aujourd’hui gravées dans ma mémoire. « On l’a fait ! On est prises toutes les deux ! » Je fus tellement scotchée que j’en oubliais momentanément ma douleur, ça me paraissait surréaliste. Je pensais avoir été la plus nulle car j’étais évidemment moins bien entrainée que les autres et donc nécessairement moins bien préparée et moins en forme physiquement, il était donc impossible que je sois prise dans l’équipe, pas moi… Et pourtant, après cinq vérifications sur la liste, je dus me rendre à l’évidence mon nom était bien inscrit sur cette petite feuille de papier et j’allais pouvoir m’entrainer avec les autres filles dès la semaine prochaine. Une fois le choc passé, c’est la panique qui me gagna, le soir-même je me précipitais auprès de Magdalena et Peter pour leur demander conseil et ces derniers me rassurèrent en m’apportant leur enthousiasme et leur soutien. Le weekend avant le début de l’entrainement ils m’emmenèrent acheter une tenue de sport digne de ce nom en fonction de la liste fournir par l’école et le lundi soir, je me retrouvais au stade, première arrivée parmi les nouvelles recrues tant j’étais stressée à l’idée d’être en retard. J’effectuais alors mon tout premier entrainement de la saison et lorsque je retournais enfin au vestiaire, j’étais en nage, mes vêtements collaient à ma peau, tous mes muscles étaient douloureux mais j’étais heureuse, j’avais l’impression de voler quand je courrais et contrairement à l’impression que j’avais eu lors des sélections, je ressentais désormais que j’étais à ma place parmi toutes ces filles et que je pouvais me battre à leurs côtés.

Quelques semaines plus tard, seulement deux jours avant la première compétition qui devait, heureusement pour moi, être accueillie par mon lycée, le coach me convoqua dans son bureau. J’avais appris à le connaitre et à l’apprécier au cours des entrainements qui avaient précédé mais je n’avais encore jamais eu l’occasion d’avoir une conversation en tête à tête avec l’entraineur. Je vécus cette discussion comme dans un rêve et aujourd’hui je ne me souviens pas vraiment de ce qui a été dit, j’ai retenu quelques informations importantes comme quoi je manquais de technique, qu’il fallait que je persévère si je voulais être au niveau de toutes les autres filles qui faisaient de l’athlétisme depuis plus longtemps, mais que j’avais de grandes jambes, le physique fait pour courir et que mon endurance était mon meilleur atout. Je me souviens avoir remercié chaleureusement le coach pour ses conseils et être sortie après un « tu iras loin » prononcé par l’entraineur. Je ne sais pas exactement comment il a fait, mais il m’a donné la rage de vaincre et en plus du restaurant, du travail colossal à la maison et de toutes mes obligations, je me mis à travailler seule, enchainant les entrainements au stade ou les courses à pieds dans ma nouvelle ville pour me préparer au mieux à la compétition. Cette dernière ne m’apporta pas la victoire mais une médaille d’argent en relais par équipes et la médaille d’or de Rachel au 400 mètres haies suffit à me donner le sourire et cette journée s’acheva dans la joie et la bonne humeur.  

Les semaines passèrent, puis les mois, mes chronos s’amélioraient de plus en plus, ma technique aussi, le coach me poussait à me dépasser et je commençais à me rendre compte qu’il m’accordait une attention particulière. A la mi-saison, je commençais vraiment à être très à l’aise dans mes baskets et les victoires se succédèrent en individuel mais aussi en équipe. Mon lycée gagna une dizaine de places dans le classement général et mes médailles d’or s’étalaient fièrement sur mon bureau. Au début, tout cela me paraissait flou et totalement abstrait mais je finis par me rendre compte que j’étais douée, vraiment douée pour ça et surtout que j’adorais ce sport. Ma discipline à moi, c’était la course de fond, plus il y avait de distance à parcourir et meilleure j’étais car mon endurance était de loin mon point fort. Mes victoires en 10 000 mètres s’enchainaient rapidement et même s’il m’arrivait encore de remporter des demi-fond ou des courses d’une distance un peu plus faible, je me rendais bien compte que ce n’était pas vraiment ce pourquoi j’étais faite. Mais si je finis par réaliser que j’étais vraiment douée pour le sport, je crois que je mis tout de même du temps à comprendre ce que ça signifiait vraiment et je ne l’ai réalisé que durant les années suivantes et pas dès ma première année de pratique. Ma deuxième convocation dans le bureau du coach eu pour objet de m’annoncer que j’allais être nommée capitaine de l’équipe d’athlétisme du lycée. L’ancienne Erilys aurait été complètement déstabilisée par cette annonce mais pas la coureuse que j’étais devenue, mon cerveau bouillonnait déjà d’idées pour faire grandir cette équipe et je savais déjà que je ferais de mon mieux pour être le leader dont les autres filles avaient besoin. J’avais l’incroyable sensation d’avoir enfin trouvé ma place et même si parfois je craquais devant toutes les responsabilités que je menais désormais de front, il m’était désormais impossible de négliger ma passion. La troisième convocation officielle du coach m’apporta finalement le graal vers lequel je souhaitais tant me diriger sans pour autant y croire puisque ce dernier me proposa de m’entrainer en dehors des heures consacrées à l’équipe afin de me préparer pour les sélections universitaires. Je n’en croyais pas mes oreilles, mon entraineur me prenait sous son aile et allait m’aider à décrocher une bourse pour l’université. C’était totalement inespéré pour moi, je savais que je n’aurais absolument pas les moyens d’aller à l’université après le lycée sans m’endetter sur cinquante alors évidemment, je ne pouvais pas passer à côté de sa proposition.

Ma dernière année de lycée fut encore plus dure que toutes celles qui avaient précédé, je me devais d’avoir les meilleurs résultats scolaires possibles, de continuer à travailler dur, poussée par un coach qui semblait avoir la rage de vaincre pour deux et qui me soumettait à un régime de vie extrêmement stricte et difficile à tenir. Je me souviens avoir craqué à de nombreuses reprises cette année-là, parce que c’était dur, parce que je souffrais physiquement mais parfois aussi mentalement, parce que j’avais envie de baisser les bras et de renoncer mais aussi et surtout parce que j’avais peur que tous ces efforts soient vains et que je sois obligée de renoncer après tout ce travail. Ne pas y arriver était ma pire crainte et je m’accrochais coûte que coûte pour que ça n’arrive pas. Mes professeurs étaient globalement satisfaits de mes performances et de mes résultats mais moi je m’en demandais encore et toujours plus. Les jours de sélections furent probablement les plus angoissants de toute mon existence, je n’avais pas du tout le droit à l’erreur. Heureusement, les victoires continuaient à être nombreuses pour moi et j’eu très rapidement des retours positifs des universités qui venaient nous voir ce qui était un véritable soulagement. Mais mon coach voyait grand pour moi et il m’avait donné un but précis, celui d’impressionner le sélectionneur de l’université de Miami. Il m’en avait dit tellement de bien que son objectif était devenu le mien. Miami était connue pour ses performances sportives et pour avoir formé de grands champions devenus connus à l’échelle internationale et si moi aussi je voulais devenir cette championne, alors il fallait que je vise le plus haut moi aussi. J’eu l’occasion de croiser le sélectionneur de l’équipe dans deux compétitions différentes et notre coach prit également la peine de le recevoir à un de nos entrainements. J’étais une véritable boule de nerfs et même si Rachel me soutenait constamment et me rassurait en me disant qu’elle ne voyait pas qui d’autre que moi pouvait obtenir cette bourse, ça ne m’empêchait pas de paniquer totalement. Je m’étais préparée oui, mais il devait voir des personnes talentueuses tous les jours et rien ne me disait que je l’étais plus qu’une autre.

Et pourtant… Peu de temps avant la fin du lycée et la remise des diplômes, la précieuse lettre provenant de l’université de Miami me parvint enfin suite à l’envoi de mon dossier de candidature. Mon coach, appelé immédiatement, vint carrément à la maison pour assister à l’ouverture de la lettre. Je dus m’y reprendre à trois fois pour ouvrir l’enveloppe tant mes mains tremblaient et lorsque je vis que l’université m’offrait une bourse d’études complètes pour toute ma scolarité universitaire, j’éclatais en sanglots à la table de la cuisine, heureuse et comblée par cette grande nouvelle. Mes efforts avaient payé, j’allais pouvoir poursuivre mon rêve et devenir étudiante. Je me suis soudainement retrouvée envahie par le bonheur, la gratitude que j’éprouvais envers mon coach, Magdalena, Peter et tous ceux qui me soutenaient depuis que j’avais quitté le domicile familial. Une nouvelle vie s’offrait à moi, j’allais enfin prendre mon envol et vivre ma vie de jeune fille. Certes, j’étais diplômée à 19 ans et pas à 18, oui j’avais galéré plus que n’importe quel élève et enchainé les résultats scolaires catastrophiques mais je rentrais dans l’une des plus prestigieuses universités et ça n’avait pas de prix. Les semaines qui suivirent se déroulèrent comme sur un nuage, je préparais ma remise des diplômes et mon départ pour l’université. Tout allait changer désormais. Ma fête de départ au sein du foyer fut à la fois heureuse et triste comme celles qui l’avaient précédé. Je promis à Magdalena et Peter de donner de mes nouvelles le plus souvent possible et dans l’avion qui m’emmenait vers la Floride pour que je puisse vivre mon rêve, je restais le visage collé au hublot, toujours incapable de me rendre compte que tout ceci était en train de m’arriver réellement et que ce n’était pas un rêve dont j’allais finir par sortir malgré moi.

Chapitre 4 – Un rêve éveillé




Intégrer la prestigieuse université de Miami ne fut pas chose facile. Je me suis retrouvée déracinée, arrachée à tout ce que je connaissais et, je dois l’admettre, un peu perdue dans ce nouvel environnement mais mes débuts universitaires m’ont rapidement plu. J’ai choisi évidemment de conserver l’athlétisme comme majeure et je me donne à deux cents pour cent pour y parvenir et ma mineure concerne cette fois les sciences de l’éducation car je me dis que j’aimerais beaucoup devenir professeur de sport un jour en tant que professionnelle retraitée ou parce que je n’aurais pas réussi à atteindre le niveau des meilleurs de notre pays. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve mais je sais que je vais redoubler d’efforts pour accomplir mon rêve. J’ai déjà effectué mes trois premières années de licence dans cette grande et magnifique université et je m’y sens de plus en plus dans mon élément. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables et je sais que d’autres belles rencontres m’attendent encore dans les années à venir. Bien sûr, il m’arrive encore de craquer sous le poids des responsabilités et de souffrir de la fatigue physique provoquée par les entrainements mais je me relève toujours et profite pleinement des opportunités qui s’offrent à moi. Mes frais de scolarité n’étant pas à ma charge, je suis au moins soulagée de ne pas avoir eu à m’endetter sur de longues années pour pouvoir suivre ce cursus mais j’ai quand même dû prendre un petit boulot pour pouvoir subvenir à mes besoins. Heureusement, fini pour moi la plonge dans les restaurants, je suis désormais réceptionniste dans une salle de sport quand je ne suis pas en cours et je m’y sens évidemment comme un poisson dans l’eau. On pourrait penser que la vie ne pourrait pas être plus belle pour moi et c’est un peu le cas en réalité mais la vie à l’université de Miami n’est pas toute rose lorsque l’on sait que ce corbeau de Raven Littlewood plane au-dessus de nos têtes, prête à saisir le moindre instant d’inattention de notre part pour nous faire plonger. Tout le monde a des secrets, moi la première, et une chose est sûre c’est que je n’ai pas la moindre envie qu’ils soient découverts.


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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Jeu 28 Juin - 23:08

Bienvenuuuuue :cut: :coeur:

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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Jeu 28 Juin - 23:33

Owiii t'as franchi le pas !! Bienvenue parmi nous :coeur: Et puis courage pour ta fiche :cut:

Une sportive :héhé: il nous faudra un lien avec mon Virgil :h1:

N'hésite pas si tu as des questions :cut:

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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Ven 29 Juin - 8:31

Bienvenue :m1:

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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Ven 29 Juin - 8:31

Zoey :bave:

Bienvenue parmi nous :coeur:

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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Ven 29 Juin - 9:56

Merci tout le monde ! :pom:

Avec plaisir pour le lien, Virgil, entre sportifs on va certainement bien s'entendre ! (Ou pas. :P) :craz: :craz: :craz: :craz:

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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Ven 29 Juin - 10:03

MAIS OMG JE CRAQUE TROP POUR CE VAVA, JE L'AIME TANT :coeur:

Bienvenue et bon courage pour ta fiche :m1:
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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Ven 29 Juin - 10:09

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! :coeur: :coeur: :coeur:

J'y travaille, j'y travaille, j'espère la terminer aujourd'hui ! :cw:

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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   Ven 29 Juin - 19:11

Welcome here
c'est officiel, tu es des notre

quelle histoire intéréssante ! erilys est tellement chou et sa vie n'est vraiment pas simple :cry: j'espère que tu te plairas permis nous :coeur:

Chère @Erilys P. Crawford

Suite à votre arrivée dans notre belle ville qu’est Miami, nous vous informons que votre inscription a bien été étudiée, et confirmée. Vous faites désormais partie de notre communauté et qui dit communauté, dit règles. De ce fait, nous espérons que vous avez pris le temps de jeter un oeil à notre règlement. Si par mégarde, cela n’a pas encore été fait, nous vous invitons vivement à vous mettre aux normes.

Si vous êtes étudiants, nous vous rappelons que vous êtes placés pour l'administration dans le groupe appelé "En attente de confrérie". Pour plus d'informations, merci de vous rendre ici

De plus, n’oubliez pas de remplir au mieux votre profil, afin que vos camarades et collègues puissent mieux vous connaitre. Il faut également créer votre fiche de liens, pour tisser des relations avec l’ensemble des habitants de notre ville. Aussi, nous vous demandons de vous assurer que votre avatar est bien recensé dans le bottin, afin que les petits nouveaux sachent que celui-ci est déjà pris.

Comme toute personne de cette nouvelle génération, vous pourrez alimenter vos réseaux sociaux, renseigner votre numéro de téléphone. Vous pourrez aussi demander un appartement, ou une chambre étudiante dans la section prévue à cette effet.

La détente est également maître mot de votre temps libre, donc vous pourrez passer quelques minutes dans le flood !

Enfin, toute l’administration et moi-même vous souhaitons la bienvenue, officielle, et espérons que votre évolution parmi nous se déroulera sans encombre. À la moindre question ou au moindre problème, n’hésitez pas à nous contacter afin que nous optimisions au mieux votre expérience à nos côtés.

Avec toutes mes amitiés,

Miss E. Winterbottom,
votre directrice adjointe.

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MessageSujet: Re: ERILYS P. CRAWFORD •• As long as you don’t choose, everything remains possible   

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